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mercredi 5 Février 2014

Arbitrage

Dans son roman L’argent paru en 1891, Emile Zola définit l’arbitrage par « des opérations spéculatives consistant à acheter des valeurs sur une place et à les revendre sur d’autres places où leur cours est plus élevé ». Arbitrer consiste, de façon simultanée (ou presque), à acheter là où une valeur est la moins chère pour la revendre là où elle est la plus chère, afin de réaliser un profit (profit d’arbitrage). Pour une définition plus générale de l'arbitrage, voir le glossaire du site.


Zola mentionne des opérations d’arbitrage à la Bourse de Paris où certaines valeurs étaient cotées à deux endroits : à la coulisse et à la corbeille (voir les photos ci-dessous). Ces deux endroits distants de quelques mètres pouvaient présenter des écarts de prix temporaires donnant lieu à des opportunités d’arbitrage.


Noter que suite à l’informatisation des transactions à la fin du XXe siècle, il n’y a plus de marché physique à la Bourse de Paris dans la coulisse et autour de la corbeille qui n’a été conservée qu’à titre historique.




Pour vous familiariser avec la Bourse, vous pouvez utiliser l'outil de simulation de trading SimTrade. L'objectif de SimTrade est pédagogique : comprendre le fonctionnement de la Bourse et apprendre à intervenir sur le marché.


vendredi 9 Mars 2012

Votre simulation de trading idéale

Bonjour,


Dans le cadre de l'élaboration d'un cas de simulation de trading qui sera prochainement en ligne pour mieux comprendre les marchés financiers, je vous propose de répondre au questionnaire suivant (environ 2 minutes) afin de cerner votre simulation de trading idéale :


Ce questionnaire a été conçu par Aurélie Cohen (aurelie.cohen@essec.edu), étudiante en troisième année à l'ESSEC, dans le cadre de ses travaux pour la Chaire Communication et Management de l'ESSEC.


Toutes vos remarques sont les bienvenues et n'hésitez pas à vous manifester si vous souhaitez davantage d'informations sur le projet.


Merci d'avance.


jeudi 5 Novembre 2009

Madoff a-t-il lu Melville ?

J’ai récemment assisté à une présentation du Professeur Jean-Michel Rey sur le livre de Herman Melville « The Confidence Man » traduit en français par « Le Grand Escroc ». L'objectif de la présentation était de faire ressortir des passages du livre pour une prochaine adaptation au cinéma par la société de production Hérodiade de Georges Fernandez.


Le livre de Melville relate des rencontres entre des passagers d’un grand bâteau à aubes sur le Mississippi un 1er avril. Sous différentes formes, un escroc gagne la confiance des passagers pour leur soutirer de l’argent. La confiance est bien le thème central des différents rencontres. Qu’est-ce que la confiance ? Est-elle la base des relations humaines ? Peut-on ou doit-on faire confiance ?


Si le livre de Melville n’a pas rencontré le succès à sa sortie en 1857, il interpelle aujourd’hui. Inévitablement, Melville traitant des sujets d’argent, la discussion suite à l’intervention du Professeur Rey s’est orientée vers le cas Madoff. La comparaison entre les deux situations et les deux personnages est saisissante : importance de la mise en scène avec une orchestration méthodique de la relation avec l’autre et mise en avant quasi-obsessionnelle de la confiance. Rappelons nous cette phrase désormais célèbre : « On peut douter de Dieu, mais on ne doute pas de Madoff ! ».


Le parallèle entre les deux histoires m’amène à poser une question : Madoff avait-il lu Melville ? Une autre question me vient aussi à l’esprit : les investisseurs, professionnels ou non, n’auraient-ils pas dû lire Melville ? Une telle lecture n'aurait-elle dû pas être un préalable à ce que les professionnels appellent le due dilligence process...




" Le Grand Escroc " par Hermann Melville

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